Théâtres (in)connus de la Tétralogie de Castorf • Route 66

La route 66 compte parmi les plus connues au monde. Nombreuses sont les chansons à s’inspirer de l’expérience de cette autoroute américaine, que l’on songe à Freeway to love d’Aretha Franklin ou à Get your kicks on Route 66, que l’on put entendre pour la première fois sur un disque de Nat King Cole : « … if you ever plan to motor west, travel my way, take the highway that is best »  – le texte laisse déjà deviner quel genre de sensation la route peut réserver. Cela va de l’espérance dans une vie meilleure en passant par le rêve de liberté jusqu’au désir d’aventure. L’Or du Rhin de Frank Castorf se joue lui aussi dans une station service et dans un « Golden Motel » de la Route 66. En exclusivité pour les adhérents, sur les pages d’accès réservé de notre site internet (www.freunde-bayreuth.org), nous proposons les conférences introductives de Sven Friedrich, et, dans la vidéo consacrée à L’Or du Rhin, il s’attarde sur la Route 66…

Les débuts de la Route 66 émanent du rêve du début des années 20 de pouvoir établir une voie commerciale entre Chicago et les centres économiques de la côte ouest. Très vite, l’axe ainsi créé fut utilisé par tout le pays pour partir vers l’ouest à la recherche d’un emploi, devenant le symbole d’un nouveau départ. « C’est tout cela qui fait fuir les gens, et par le canal des routes adjacentes, les chemins tracés par les charrettes et les chemins vicinaux creusés d’ornières les déversent sur la 66. La 66 est la route-mère, la route de la fuite. », c’est ainsi que John Steinbeck décrit la route dans son monument, Les Raisins de la colère. Pendant la Seconde guerre mondiale, cette liaison transcontinentale devint un axe fondamental pour le transport de nombreuses marchandises et convois militaires, le transport de soldats à travers le pays ou encore lors de leur retour au pays.

Les années 50 et 60 en revanche, furent placées sous le signe de la prospérité, de l’argent facile ou encore d’un temps libre tel que l’on n’en avait jamais eu et qui permettait enfin de célébrer les progrès de la société d’abondance. La Route 66 devint le symbole du voyage et c’est à cette époque que s’en peaufina « l’image d’Epinal » : les réclames aux couleurs criardes, les enseignes au néon signalant autant de stations services, restaurants rapides, motels, commerces ou piscines placés aux étapes stratégiques du parcours de la route.

Le choc pétrolier des années 70 allait assombrir l’horizon sur la Route 66, au long de laquelle les commerces en délabres se multipliaient d’année en année. En 1985, la Route 66 a été déclassée et n’appartient plus à la catégorie « Highway ». Parallèlement, des sections « Historic Route 66 » ont été aménagées en Illinois, Oklahoma, au Texas et au Nouveau-Mexique, autant d’attraction touristiques pour de nombreux visiteurs à la recherche de l’aventure et de la magie de cette route mythique.

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